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Prématurité et trouble du spectre de l’autisme, quelle influence sur le diagnostic ? Réflexion sur le travail en réseau Volume 100, numéro 5, Mai 2024

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

  • Figure 3.

  • Figure 4.

  • Figure 5.

  • Figure 6.

Tableaux

Auteurs
1 Psychiatre, assistante spécialiste des hôpitaux. Ancienne interne des Hôpitaux de Paris
2 Psychiatre, praticien hospitalier, chef de service
3 1er secteur de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent du Val-de-Marne, secteur 94I01, Centre hospitalier intercommunal de Créteil
* Correspondance : J. Thomin <justine.thomin@gmail.com>

Introduction

Connaître les facteurs de risque du trouble du spectre de l’autisme (TSA) permet la mise en place de stratégies de prévention. Ce travail a pour objectif d’appuyer la place de la prématurité en tant que facteur de risque de TSA et d’évaluer son influence sur la précocité du diagnostic.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive incluant 105 enfants suivis pour un TSA dans un centre médico-psychologique de 2010 à 2019, avec pour critère de jugement principal un âge gestationnel inférieur à 37 semaines d’aménorrhée. Nous nous sommes également intéressés à l’âge de début de suivi des enfants de cette étude.

Résultats

Le taux de prématurité a été calculé à 11,4 %, supérieur à celui de la population générale (7,5 %). Le suivi a débuté en moyenne à l’âge de 4 ans et 9 mois pour les enfants nés à terme, à 5 ans et 2 mois pour les prématurés.

Conclusion

Cette étude appuie la place de la prématurité en tant que facteur de risque de TSA. Néanmoins, la prise en charge au CMP ne s’est pas mise en place plus tôt pour ces derniers. Cibler les nouveau-nés à risque de développer un TSA permet de leur proposer des soins précoces et d’influencer la trajectoire développementale.