John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Valeur pronostique et prédictive de la graisse viscérale en cancérologie digestive Volume 28, numéro 4, Avril 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 CHRU Hôpitaux de Tours, Hôpital Trousseau, Service d’hépato-gastro entérologie, Avenue de la République, 37170 Chambray-lès-Tours
2 CHRU Hôpitaux de Tours, Hôpital Bretonneau, Centre de Données Clinique, 2 Boulevard Tonnellé, 37000 Tours
3 CHRU Hôpitaux de Tours, Hôpital Trousseau, Service de chirurgie digestive, Avenue de la République, 37170 Chambray-lès-Tours
4 Université François Rabelais, Tours
5 CHRU Hôpitaux de Tours, Hôpital Trousseau, Service de radiologie, Avenue de la République, 37170 Chambray-lès-Tours
* Correspondance

La graisse viscérale est la graisse contenue dans la cavité péritonéale. Son accumulation engendre des altérations métaboliques et des maladies telles que le syndrome métabolique, l’infarctus du myocarde ou encore le cancer. Ces manifestations sont liées aux mécanismes physiopathologiques mis en jeu via des hormones et des cytokines favorisant l’angiogenèse, la prolifération cellulaire et inhibant l’apoptose. Parmi elles, on peut citer la leptine, le TNFα, la PAI-1 et l’IL-6. Le scanner abdominal est l’examen de référence pour déterminer la surface de graisse viscérale. Une coupe unique au niveau de l’ombilic ou de L3 permet la réalisation de cette mesure. En cancérologie digestive, peu d’études ont évalué la valeur pronostique de la graisse viscérale. La plupart d’entre elles vont dans le sens d’un rôle péjoratif de l’obésité viscérale sur la survie et d’une association à un risque plus élevé de complication post-opératoire. L’augmentation de la prévalence de l’obésité et les complications qui en découlent doit nous encourager à porter une plus grande attention à ce facteur pronostique émergeant et prédictif des effets des traitements.