John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement néoadjuvant et adjuvant des cancers localisés des voies biliaires : où en est-on ? Volume 22, numéro 4, Avril 2015

Tableaux

Auteurs
1 Centre Eugène Marquis, département d’oncologie médicale, CS 44229, 35 042 Rennes, France
2 CHU Pontchaillou, département de chirurgie digestive et hépatobiliaire, 35 033 Rennes, France
* Tirés à part

Le cancer des voies biliaires est associé à un haut risque de récidive postopératoire. Les facteurs pronostiques importants sont l’envahissement ganglionnaire et le caractère R1 de la résection ; cependant, même les patients ne présentant pas ces caractéristiques ont des risques de récidives significatifs, justifiant la question de l’intérêt d’un traitement périopératoire. Les données ne sont pas encore d’un niveau de preuve suffisant pour permettre la généralisation d’un tel traitement. Pour les tumeurs localement avancées inopérables de première intention, un traitement néoadjuvant serait à considérer, mais la seule situation où un bénéfice est probable est l’utilisation de la radiochimiothérapie avant transplantation pour les tumeurs hilaires. Concernant les traitements adjuvants, le niveau de preuve est actuellement trop faible pour pouvoir le recommander en routine. La plupart des données sont rétrospectives. Cependant, des arguments fondés notamment sur une méta-analyse de ces données semblent favoriser l’utilisation de la chimiothérapie par rapport à la radiothérapie. Des essais randomisés (PRODIGE 12 en France ayant testé le GEMOX vs. la surveillance, BILCAP au Royaume-Uni, ayant testé la capécitabine vs. la surveillance) ont récemment fini leur recrutement. Un autre essai allemand, testant le GemCis, est en cours (ACTICCA-1). Il convient d’attendre la maturation des résultats de ces grands essais randomisés pour répondre définitivement à la question du traitement adjuvant.