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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement médical et nouvelles avancées dans les tumeurs endocrines duodénopancréatiques Volume 16, numéro spécial 3, octobre 2009

Auteur
Département de cancérologie urologique et digestive, centre Oscar-Lambret, 3, rue Frédéric-Combemale, 59000 Lille, France

L’incidence des tumeurs endocrines pancréatiques malignes représente 1 % des cancers du pancréas, mais leur fréquence représente environ 10 % de ces cancers. Trente à 50 % de ces tumeurs sont non fonctionnelles. La résection chirurgicale, seul traitement curatif, est le traitement de choix. Pour les tumeurs endocrines pancréatiques métastatiques peu différenciées, dont le pronostic est mauvais, la chimiothérapie de référence est l’association cisplatine-VP16 (etoposide). Pour les tumeurs endocrines fonctionnelles, le traitement symptomatique doit être considéré initialement. Les tumeurs endocrines pancréatiques métastatiques bien différenciées peuvent être traitées par chimiothérapie intraveineuse, et le protocole de référence est l’association doxorubicine-streptozocine ; la doxorubicine peut être remplacée par le 5-fluoro-uracile. La dacarbazine et d’autres substances comme la capécitabine et le témozolomide semblent intéressantes. Les analogues de la somatostatine sont en cours d’évaluation en ce qui concerne leur très probable effet antitumoral. En cas d’atteinte exclusivement hépatique ou prédominant à ce niveau, les traitements locorégionaux hépatiques ont un intérêt, notamment l’embolisation et la chimioembolisation intra-artérielles hépatiques. Un traitement par radiofréquence peut être envisagé si l’atteinte hépatique est limitée. Les thérapies ciblées sont en plein essor, et des résultats encourageants sont disponibles : il s’agit des inhibiteurs de mTOR (RAD001) et de tyrosines-kinases (sunitinib), ainsi que des anti-angiogéniques (bévacizumab). La participation aux essais thérapeutiques disponibles est d’une importance cruciale.