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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement endoscopique de l’atteinte duodénale au cours de la polypose adénomateuse familiale Volume 27, numéro 1, Janvier 2020

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital de la Timone, Service d’hépato-gastroentérologie, 264 rue Saint-Pierre, 13385 Marseille Cedex 5
2 Faculté de médecine de Marseille, UMR 1251, Marseille Medical Genetics
3 Hôpital Clairval, Marseille et Hôpital Européen, RGDS, Marseille
* Correspondance
  • Mots-clés : polypose adénomateuse familiale, classification de Spigelman, papille, chromoendoscopie
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1906
  • Page(s) : 24-9
  • Année de parution : 2020

La polypose adénomateuse familiale est presque toujours associée à une atteinte duodénale et souvent de la papille. Le risque cumulé d’adénocarcinome duodénal atteint 7 % et justifie une surveillance endoscopique annuelle. L’évaluation endoscopique doit utiliser la classification de Spigelman, dont le but est de permettre le suivi, l’évaluation de l’efficacité éventuelle d’un traitement endoscopique et la prédiction d’un risque de cancer, fréquemment rencontré en cas de stade IV. L’étude du duodénum nécessite l’utilisation d’un gastroscope, d’un duodénoscope, voire d’un coloscope, et d’indigo carmin. La surveillance doit démarrer entre 20 et 25 ans et le rythme des endoscopies dépend du score de Spigelman. Classiquement, une atteinte de stade IV doit faire discuter une chirurgie. Toutefois, il est démontré qu’une prise en charge en centre expert au cours de laquelle une stratégie de résection par mucosectomie et destruction par plasma d’argon, serait efficace pour limiter le recours à la chirurgie. L’atteinte de la papille est la difficulté majeure de la prise en charge endoscopique. Les biopsies papillaires ont une mauvaise valeur prédictive pour le diagnostic de la dysplasie de haut grade et le score de Spigelman ne tient pas compte de cette atteinte spécifique. Une ampullectomie endoscopique est indiquée en cas de dysplasie de haut grade mais est associée à un risque de récidive élevé. Une chirurgie à type de duodénectomie ou de duodénopancréatectomie céphalique est donc parfois décidée lorsque le traitement endoscopique ne permet pas un contrôle suffisant de l’atteinte duodénale.