John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Traitement adjuvant des cancers du côlon opérés à visée curative Volume 28, numéro 5, Mai 2021

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 CHU Dijon, Service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive, Dijon
2 EPICAD INSERM LNC-UMR 1231, Université de Bourgogne et Franche Comté, Dijon
* Correspondance

La prescription d’une chimiothérapie adjuvante en 2021 après chirurgie à visée curative d’un cancer du côlon nécessite d’évaluer l’âge physiologique et de vérifier l’absence de déficit en dihydroprimidine deshydrogénase. Pour les cancers de stade II, la chimiothérapie adjuvante n’a pas fait la preuve de son efficacité. Elle peut être discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire pour les tumeurs de stade T4, les tumeurs opérées en urgence (perforation, occlusion), lorsque la pièce opératoire comporte moins de douze ganglions examinés, pour les tumeurs peu différenciées et/ou mucoïdes, ou présentant une invasion lymphatique, veineuse, ou péri-nerveuse. Les facteurs n’incitant pas à initier une chimiothérapie adjuvante sont l’instabilité microsatellitaire, l’âge avancé et le refus du patient. Pour les cancers de stade III à bas risque (T1-3 N1), une chimiothérapie par CAPOX (capécitabine + oxaliplatine) pendant trois mois est à préférer. Pour les cancers de stade III à haut risque (T4 et/ou N2), une chimiothérapie par FOLFOX (5-FU + oxaliplatine) pendant six mois est recommandée.