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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Stratégies thérapeutiques dans l’adénocarcinome de l’intestin grêle non résécable ou métastatique Volume 30, numéro 5, Mai 2023

Illustrations


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Tableaux

Auteur
CHRU de Nancy, Hôpital Brabois, Service d’hépato-gastroentérologie, Allée du Morvan, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy
* Correspondance : M. Muller

Bien que leur incidence soit en augmentation, les adénocarcinomes de l’intestin grêle (AIG) sont des tumeurs rares et ne représentent qu’environ 2 à 5 % des cancers digestifs. En raison de leur rareté, peu de données sont disponibles dans la littérature, et les principales études publiées sont de faible niveau de preuve (phases II, rétrospectives). À ce jour, le traitement de première ligne de choix de l’AIG non résécable ou métastatique est une bichimiothérapie par FOLFOX. En seconde ligne, après progression sous sels de platine, un traitement par FOLFIRI semble être à privilégier mais d’autres chimiothérapies peuvent également être discutées (taxanes, gemcitabine). Bien que des avancées considérables aient été réalisées grâce à l’avènement des connaissances concernant les voies de signalisation moléculaire et le microenvironnement immunitaire tumoral, les avancées thérapeutiques correspondantes (médecines personnalisées, thérapies ciblées) n’ont pas démontré à ce jour de bénéfice significatif en cas d’AIG non accessible à une prise en charge curatrice. Des résultats prometteurs et encourageants ont récemment été apportés par l’utilisation de l’immunothérapie en cas d’instabilité des microsatellites (7 % des AIG métastatiques). De ce fait, le dépistage d’un phénotype MSI doit être systématique, et ce dès le diagnostic. En raison de la rareté des AIG, l’inclusion dans des essais cliniques doit être privilégiée, lorsque cela est possible.