John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Séquençage thérapeutique des traitements systémiques de deuxième ligne du carcinome hépatocellulaire – Données de vie réelle Volume 28, supplément 6, Décembre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Saint-Joseph, Service d’hépato-gastroentérologie et d’oncologie digestive, 26, Boulevard de Louvain, 13285 Marseille Cedex 08
2 Centre Hospitalier Universitaire de Nice, Hôpital de l’Archet 2, Service d’hépatologie, 151 route St Antoine de Ginestière, CS 23079, 06202 Nice Cedex 3
* Correspondance

Le passage à une seconde ligne de traitement systémique va concerner théoriquement la majorité des patients atteints par un carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé, en particulier après sorafénib. La progression parfois symptomatique de la maladie, l’insuffisance hépatique sont autant de facteurs limitant ce séquençage, d’autant plus que les molécules validées en seconde ligne appartiennent à la même classe thérapeutique (inhibiteurs de tyrosines kinases multicibles (ITK)). L’absence de biomarqueurs pour guider le traitement et le profil de tolérance des ITK sont d’autres facteurs limitants. Toutefois le paysage thérapeutique du CHC avancé bénéficie de changements profonds notamment sous l’influence des immunothérapies ciblant les points de contrôle immunitaire et leurs ligands. De manière comparable à d’autres pathologies tumorales, ces dix-huit derniers mois ont été marqués par le succès des associations thérapeutiques combinant immunothérapies par anti-PDL1 + anti-VEGFA en première ligne et celles combinant anti-CTLA-4 + anti-PD1 en deuxième ligne ; associations qui ciblent le microenvironnement et renforcent l’immunité antitumorale. Ces combinaisons permettent d’obtenir des taux de réponse supérieurs à 30 % et des survies prolongées, en particulier au sein de populations avec une infection virale B ou C. De nombreuses associations sont en cours d’investigations, y compris avec les ITK pour leurs propriétés immunomodulatrices et antiangiogéniques. Ces avancées certaines ne doivent pas occulter la singularité du CHC fréquemment associé à une cirrhose, l’absence de données pour un grand nombre de patients liés aux critères de sélection stricts des essais et les cas d’échecs encore fréquents.