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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Reflux gastro-œsophagien : que faire en cas d’échec des inhibiteurs de la pompe à protons ? Article à paraître

Illustrations

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Auteur
CHU de Bordeaux, Service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive, Centre Médico-chirurgical Magellan, Avenue de Magellan, 33600 Pessac
* Correspondance

Si les inhibiteurs de la pompe à protons représentent le traitement empirique de première intention en cas de symptômes évocateurs de reflux gastro-œsophagien, 30 à 40 % des patients rapportent un échec symptomatique total ou partiel du traitement antisécrétoire. Après vérification de l’observance thérapeutique et optimisation du traitement médical, il est essentiel de pratiquer des explorations endoscopiques et fonctionnelles dont le but est : 1) de démontrer la présence d’un RGO pathologique en l’absence de tout traitement, et 2) en cas de RGO avéré, de prouver que les symptômes persistants sont bien en rapport avec un RGO mal contrôlé par le traitement médical (définition du RGO réfractaire). Les critères diagnostiques du RGO et du RGO réfractaire ont fait l’objet de plusieurs consensus d’experts internationaux. Un authentique RGO réfractaire va relever essentiellement d’une prise en charge chirurgicale (fundoplicature), en l’absence d’alternative médicale ou instrumentale actuellement disponible en France. En l’absence de RGO pathologique démontré, une prise en charge spécifique sera proposée en cas de symptômes atypiques/extradigestifs, alors qu’en cas de pyrosis ou douleurs thoraciques fonctionnels les traitements modulateurs de la sensibilité viscérale doivent être privilégiés.