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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Quelle place du laser en chirurgie hémorroïdaire aujourd’hui ? Volume 27, numéro 5, Mai 2020

Illustrations

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  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Institut Léopold Bellan, Service de proctologie médico-chirurgicale, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
* Correspondance

Les techniques mini-invasives en chirurgie hémorroïdaire, apparues durant les deux dernières décennies, sont en plein essor. Elles représentent une alternative intéressante à l’hémorroïdectomie tripédiculaire classique car elles ne nécessitent pas de soins locaux, sont réalisées en ambulatoire, elles sont moins ou pas douloureuses et elles permettent une reprise d’activité plus rapide. Le traitement mini-invasif hémorroïdaire par laser est à la mode. Deux techniques utilisant ce type d’énergie sont disponibles : l’hémorroïdoplastie laser (LHP) et la HeLP (Hemorroidal Laser Procedure). L’hémorroïdoplastie laser, technique pratiquée en France, a montré des résultats satisfaisants dans les études publiées. Elle consiste à détruire le tissu hémorroïdaire et les branches terminales sous-muqueuses de l’artère hémorroïdaire supérieure par coagulation à l’aide d’une fibre laser introduite via une incision cutanée marginale. Les suites sont simples et les résultats à court et moyen terme sont bons sur la régression des symptômes (saignements, douleurs, démangeaisons) et la réduction du prolapsus hémorroïdaire. Elle représente une nouvelle option dans le traitement chirurgical de la maladie hémorroïdaire interne avec prolapsus minime à modéré. Sa place par rapport aux autres techniques mini-invasives reste encore à évaluer. La HeLP, non réalisée en France, détruit avec une fibre laser par voie transanale, après repérage au Doppler, les branches terminales de l’artère hémorroïdaire supérieure.