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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Quelle place de la combothérapie précoce dans la prise en charge des MICI sévères ? Que faire en cas en cas de cancer récent ou actuel ? Des réponses récentes pour notre quotidien Volume 30, numéro 5, Mai 2023

Auteurs
CHU de Saint-Étienne, Service d’hépato-gastro-entérologie, Avenue Albert Raimond, 42270 Saint-Priest-en-Jarez
* Correspondance : X. Roblin

La prise en charge des MICI évolue. Un antécédent de cancer n’est plus un obstacle à une biothérapie. Les données récentes ouvrent la perspective de traiter des patients atteints de cancer par une biothérapie par anti-TNF. Un travail rétrospectif ne décrit pas d’évolution tumorale pendant près de quatre années de suivi chez des sujets traités pour des tumeurs solides ou hématologiques. L’utilisation des combinaisons de biothérapies peut être recommandée par une RCP MICI chez des patients résistants aux traitements. Ces combinaisons commencent à faire l’objet de publications chez des patients sévères et naïfs de traitements. Une association (dite combothérapie) golimumab et guselkumab montre une réponse clinique de 83 % dans le traitement inaugural de RCH sévères. Cette réponse obtenue à 12 semaines se prolonge en cas de poursuite du traitement par du guselkumab en monothérapie pendant 6 mois. La combothérapie ne s’associe pas à un accroissement d’évènements sévères par rapport à une monothérapie de l’une ou l’autre molécule. Cette étude amorce de nouveaux développements thérapeutiques dans le but d’infléchir précocement l’histoire naturelle des MICI.