JLE

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Que faire en 2024 en cas d’échec des anti-TNF dans les fistules ano-périnéales de la maladie de Crohn ? Volume 31, numéro 2, Février 2024

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

  • Figure 5

  • Figure 6
Auteurs
1 Hôpital Saint-Joseph, Service de proctologie médico-chirurgicale, 185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris
2 Hôpital Saint-Antoine, Service de gastroentérologie, 184, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris
* Correspondance : N. Fathallah

L’échec des anti-TNF dans le traitement des fistules ano-périnéales de la maladie de Crohn concernerait environ 60 % des patients au cours du temps. Cependant, avant de conclure à l’échec du traitement, il faut écarter certains diagnostics différentiels, vérifier la bonne qualité du drainage de la suppuration, avoir optimisé le traitement anti-TNF en cours et avoir au moins testé l’infliximab. En cas d’échec avéré, les options thérapeutiques dépendent de l’activité de la maladie luminale. En cas de maladie luminale active, un changement thérapeutique doit être envisagé. L’ustékinumab semble alors plus efficace que le védolizumab. Des données récentes montrent une certaine efficacité de nouvelles biothérapies (filgotinib, upadacitinib, risankuzimab), de la combiothérapie, voire de l’oxygénothérapie hyperbare sur les fistules ano-périnéales de la maladie de Crohn. En cas de rémission luminale, les injections de cellules souches mésenchymateuses d’origine adipocytaire ont le niveau de preuve le plus élevé. En alternative, on peut proposer une chirurgie d’obturation du trajet fistuleux comme le lambeau d’avancement rectal ou la ligature intersphinctérienne.