John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prolapsus rectal : Comment ne pas passer à côté ? Que proposer en 2017 ? Volume 24, numéro 3, Mars 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8

Tableaux

Auteurs
1 Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph,
service de chirurgie digestive,
185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris,
France
2 Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph,
Institut de proctologie Léopold Bellan,
185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris,
France
3 Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph,
service de radiologie,
185, rue Raymond Losserand, 75014 Paris,
France

Le prolapsus rectal correspond à un retournement en doigt de gant de la paroi rectale sur elle-même, vers le bas, lors des efforts de poussée.

Selon le niveau jusqu’où se poursuit cette invagination, le prolapsus reste interne ou s’extériorise, pouvant même devenir permanent. Le diagnostic, aisé lorsque le prolapsus est extériorisé, doit être évoqué devant des symptômes appartenant au « syndrome du prolapsus rectal » : fausse envie, envies impérieuses et répétées, difficulté d’exonération des selles (dyschésie), émission de glaires, incontinence, évacuation incomplète, rectorragies, douleurs, sensation de pesanteur pelvienne… L’imagerie par colpocystodéfécographie dynamique et/ou déféco-IRM permet d’évaluer le prolapsus et le comportement des organes pelviens en mouvement de défécation.

Une réunion multidisciplinaire évalue chez les patients symptomatiques, qui seuls doivent être opérés, la pertinence d’une intervention chirurgicale.

La rectopexie cœlioscopique est aujourd’hui l’intervention à proposer en première intention et permet chez la majorité des patients une amélioration significative de la symptomatologie sans occasionner de nouveaux troubles.