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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge thérapeutique du cancer de l’œsophage non métastatique Volume 23, numéro 5, Mai 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7

Tableaux

Auteurs
1 CHRU de Lille,
Hôpital C. Huriez,
service de chirurgie digestive et générale,
Place de Verdun
59037 Lille Cedex,
France
2 CHU François-Mitterrand,
service d’hépatogastroentérologie,
14, rue Gaffarel,
21079 Dijon,
France
3 CHU Jean Minjoz,
service de gastroentérologie,
Bd Fleming,
Besançon,
France
4 CHU Jean Minjoz,
service d’oncologie radiothérapie,
Bd Fleming,
Besançon,
France
5 Centre Georges François Leclerc,
Département d’oncologie radiothérapie,
Dijon,
France
* Tirés à part

Le cancer de l’œsophage représente la 4e cause de mortalité par cancer, et son pronostic reste sombre avec 10 % de survie à 5 ans. Le bilan initial doit comporter une endoscopie digestive haute, décrivant l’atteinte circonférentielle, la localisation et la hauteur de la tumeur, une échoendoscopie, une tomodensitométrie thoraco-abdominopelvienne et une TEP couplée à un scanner au 18FDG. La chirurgie est le traitement de référence du cancer de l’œsophage opérable, à combiner avec un traitement néoadjuvant (chimiothérapie éventuellement associée à la radiothérapie) dans les formes localement avancées en particulier les stades III. Quelques grands essais et les méta-analyses ont démontré l’utilité de la chimiothérapie pré- ou périopératoire et de la radiochimiothérapie préopératoire. Cette dernière peut même tenir lieu de traitement définitif en cas de réponse complète. En cas de non-réponse à un traitement par radiochimiothérapie ou de récidive locorégionale, la chirurgie de rattrapage offre des résultats intéressants, lui donnant une place grandissante.

La radiochimiothérapie est le traitement de référence pour les tumeurs localement avancées non métastatiques et/ou chez des malades inopérables. Le standard thérapeutique combine une irradiation de 50,4 Gy associée à une chimiothérapie par FU2 et un sel de platine.