John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Prise en charge du cancer de l’anus en 2019 Volume 26, numéro 8, Octobre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
Hôpital Bichat, Service d’hépatogastroentérolgie et de cancérologie digestive, 46 rue Henri Huchard, 75018 Paris
* Correspondance
  • Mots-clés : cancer de l’anus, HPV, VIH, radiothérapie, chimiothérapie
  • DOI : 10.1684/hpg.2019.1835
  • Page(s) : 781-92
  • Année de parution : 2019

Le cancer de l’anus est un carcinome épidermoïde dans la grande majorité des cas. Une infection à Human Papilloma Virus (HPV) est trouvée dans plus de 90 % des cas. Son incidence est faible mais augmente de façon continue, notamment chez les patients infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), tout particulièrement chez les homosexuels masculins.

Le diagnostic histologique repose sur les biopsies réalisées lors de l’examen proctologique. Les progrès techniques et la meilleure accessibilité rendent indispensable l’IRM ano-rectale dans le bilan d’extension locorégional, en complément du scanner thoraco-abdomino-pelvien. La tomographie à émission de positons au 18-FDG (TEP-18-FDG) est presque systématique et l’échoendoscopie ano-rectale reste intéressante pour les petites tumeurs. La recherche d’un déficit en dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD) est devenue obligatoire avant administration d’un traitement à base de 5-FU. Le bilan du terrain ne doit pas être oublié : infection VIH et comorbidités associées, recherche d’autres cancers HPV-induits, évaluation de la continence anale.

Le cancer de l’anus est localisé dans la majorité des cas et le traitement de référence est une radiothérapie plus ou moins associée à une chimiothérapie. Les progrès technologiques récents de la radiothérapie ont permis d’améliorer sa tolérance et d’augmenter son efficacité. La chimiothérapie exclusive n’est utilisée que pour les formes métastatiques ou inopérables. Des données récentes permettent de proposer plusieurs protocoles de traitement en première ligne. La chirurgie n’est proposée qu’en cas de progression ou de récidive locale après radiothérapie. Les anticorps anti-EGFR et l’immunothérapie sont les voies d’avenir les plus avancées.