John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge du cancer de l’anus en 2017 Volume 24, numéro 1, Janvier 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris-Descartes, service d’hépato-gastroentérologie et oncologie digestive, 20 rue Leblanc, 75015 Paris, France
2 Hôpital Européen Georges Pompidou, Université Paris-Descartes, service de radiothérapie, 75015 Paris, France
* Tirés à part

Le carcinome épidermoïde est le principal cancer du canal anal. Son incidence est faible, mais augmente chez les patients infectés par le VIH (en particulier homosexuels masculins) depuis l’avènement des trithérapies antirétrovirales. Une infection à HPV est trouvée dans plus de 90 % des cas. Le diagnostic histologique est fait sur des biopsies réalisées lors d’un examen proctologique complet. Le bilan d’extension comprend un PET scanner au 18-FDG, une IRM pelvienne, et un scanner injecté thoraco-abdominopelvien ; l’échoendoscopie anorectale reste intéressante pour les petites tumeurs. Le bilan du terrain cherche des comorbidités associées à l’infection par le VIH et les autres cancers HPV-induits. Dans la majorité des cas, le cancer est localisé au diagnostic, le traitement de référence est une radiothérapie plus ou moins associée à une chimiothérapie. La chimiothérapie systémique est le traitement de référence des formes métastatiques. La chirurgie n’a de place que pour les progressions ou les récidives locales après radiochimiothérapie. Les anticorps anti-EGFR et l’immunothérapie font partie des perspectives thérapeutiques d’avenir.