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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Prise en charge des tumeurs carcinoïdes bronchopulmonaires : quelles similitudes avec les tumeurs neuroendocrines digestives ? Volume 23, supplément 2, Octobre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Edouard Herriot, Institut du Cancer, Hospices Civils de Lyon, service d’oncologie médicale, Pavillon E, UJOMM, 69437 Lyon cedex 03, France
2 Unité INSERM UMR 1052 CNRS UMR 5286, Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL), Équipe 4, Faculté de Médecine RTH Laennec, 69372 Lyon Cedex 08, France
* Tirés à part

Les tumeurs neuroendocrines (TNE) bronchopulmonaires bien différenciées, appelées carcinoïdes dans la classification OMS 2015, représentent 25 % des tumeurs neuroendocrines. Elles sont subdivisées en deux sous-groupes : tumeurs carcinoïdes typiques et atypiques, définies par leur morphologie, l’index mitotique et la présence ou non de nécrose. Leur prise en charge présente de nombreux points communs avec les TNE digestives. Elle repose sur la caractérisation initiale de la maladie : présence ou non d’un syndrome sécrétoire, association avec un éventuel syndrome de prédisposition génétique (NEM1), présence ou non de récepteurs à la somatostatine sur l’imagerie fonctionnelle aux analogues et sur différents facteurs pronostiques (grade, volume tumoral métastatique, pente évolutive). Une recherche clinique active se développe enfin dans cette pathologie avec les résultats tout récemment publiés de l’essai de phase III RADIANT-4, l’attente de l’analyse des résultats de l’étude LUNA et l’ouverture aux inclusions imminentes de l’essai SPINET. L’identification de marqueurs prédictifs de réponses aux traitements et de facteurs impliqués dans la prolifération de ces tumeurs est une priorité pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblées sur ces anomalies moléculaires potentielles.