John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

Prise en charge à long terme des transplantés hépatiques Volume 11, numéro 6, Novembre-Décembre 2004

Auteurs
Service d’Hépatologie et Inserm U481, hôpital Beaujon, 100, boulevard du Général Leclerc, 92210 Clichy

Les résultats de la transplantation hépatique se sont nettement améliorés au cours de ces dernières années et l’espérance de vie après la transplantation se situe aux alentours de, respectivement, 80 % et 65 % à 1 et 5 ans. Les complications tardives chez les patients transplantés sont principalement liées à la récidive de la maladie initiale sur le greffon et aux effets secondaires à long terme des traitements immunosuppresseurs. La récidive de l’hépatite C sur le greffon est constante et suscite un intérêt croissant. La prophylaxie de la récidive de l’infection par le virus B est efficace et repose sur l’association d’immunoglobulines anti-HBs et d’analogues nucléot(s)idiques. Les différents traitements immunosuppresseurs ont une excellente efficacité sur la survenue de rejets mais sont responsables d’affections extra-hépatiques, souvent associées. Ce sont le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance rénale chronique, les dyslipidémies, la surcharge pondérale, l’ostéoporose et les cancers de novo. Ces complications représentent la principale cause de morbidité et de mortalité à distance de la transplantation. Au total, les suites tardives de la transplantation hépatique sont marquées par la fréquence et l’impact des pathologies extra-hépatiques qui ont incontestablement une influence déterminante sur les résultats au long cours. Ces complications nécessitent une prise en charge globale qui doit être certes énergique mais ne pas nuire à l’autonomie et à la qualité de vie.