John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Peut-on prédire précocement la réponse au traitement ? Volume 17, supplément 5, novembre 2010

Auteurs
Service d'hépatologie, INSERM U773 CRB3, Hôpital Beaujon, 100 Bvd du gal Leclerc, 92118 Clichy cedex

La connaissance des facteurs prédictifs de réponse au traitement, est d'une importance majeure. En effet, si la probabilité d'obtenir une réponse virologique prolongée est très élevée, le traitement optimal pourrait être prescrit en s'assurant d'une bonne observance ; si, au contraire, la probabilité d'obtenir une réponse virologique prolongée est très faible, le traitement (avec ses effets secondaires) pourrait être évité. Les facteurs préthérapeutiques prédictifs de l'efficacité du traitement sont liés au virus (génotype, charge virale) et au malade (génétique, sexe féminin, âge jeune, fibrose minime, absence d'insulinorésistance). La cinétique virale précoce reflète l'ensemble de ces facteurs. La réponse virologique rapide (RVR), évaluée après quatre semaines, a une forte valeur prédictive positive et la réponse virologique précoce (RVP), évaluée après 12 semaines, a une forte valeur prédictive négative. Il est important d'évaluer la RVR et la RVP pour optimiser la prise en charge individuelle. Récemment, différentes équipes ont décrit des mutations ponctuelles dans la même région en amont du promoteur de l'IL-28B, associées à la réponse au traitement. Il convient d'identifier les malades ayant des facteurs prédictifs de bonne réponse (malades « faciles à traiter ») pour lesquels le traitement pourrait être « allégé » (durée plus courte et/ou posologie plus faible) et, à l'inverse, les malades ayant des facteurs prédictifs de mauvaise réponse (malades « difficiles à traiter ») pour lesquels le traitement devrait être intensifié (durée prolongée et/ou posologie plus élevée).