John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Nouvelles options thérapeutiques et immunothérapie dans le cancer gastrique métastatique Volume 28, numéro 3, Mars 2021

Tableaux

Auteurs
Hôpital Européen Georges Pompidou, APHP, Université de Paris, Service de gastroentérologie et oncologie digestive, 20 rue Leblanc, 75015 Paris
* Correspondance

L’adénocarcinome gastrique métastatique est une maladie au pronostic sombre dont la survie, encore récemment, n’excédait pas douze mois. Longtemps limité à des protocoles classiques de chimiothérapie cytotoxique, l’arsenal thérapeutique s’est vu élargi ces dernières années grâce à l’apparition de nouvelles molécules. En première ligne, une bi- ou trichimiothérapie comportant un sel de platine et une fluoropyrimidine reste le traitement de référence. Récemment devenu un standard en situation péri-opératoire, la combinaison de docétaxel, oxaliplatine et 5-FU (FLOT/TFOX) est en cours d’évaluation dans une étude de phase III qui pourrait faire évoluer les pratiques. En deuxième ligne, le ramucirumab, antiangiogénique ciblant le récepteur 2 du VEGF, a montré son efficacité seule ou en association au paclitaxel, lui permettant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché en France dans cette indication (bien qu’il ne soit pas remboursé). Une chimiothérapie à base d’irinotécan ou taxane peut également être utilisée dans cette situation. En troisième ligne ou plus, le traitement oral par trifluridine-tipiracil est devenu un standard chez les patients en bon état général. Pour les patients ayant une surexpression de HER2, le trastuzumab reste la seule thérapie ciblée ayant montré son efficacité. La preuve de son bénéfice n’a été apportée qu’en première ligne, en association à une chimiothérapie à base de sels de platine. De nouvelles molécules ciblant HER2 tels que le trastuzumab-déruxtécan ont montré des résultats prometteurs qui doivent être confirmés par des études de plus grande envergure. L’immunothérapie en comparaison avec la chimiothérapie a montré des résultats mitigés mais des communications récentes ont suggéré que la combinaison de celle-ci à la chimiothérapie de première ligne pourrait apporter un bénéfice chez des patients sélectionnés ayant une surexpression intra-tumorale de PD-L1. Les résultats complets de ces études de phase III sont attendus prochainement et pourraient faire changer les pratiques.