John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Manifestations rhumatologiques au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales Volume 25, numéro 4, Avril 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Hôpital de Hautepierre, Service d’hépato-gastroentérologie et d’assistance nutritive, Pôle des pathologies digestives, hépatiques et de la transplantation, 67098 Strasbourg Cedex, France
2 Université de Strasbourg, INSERM UMR_1113, IRFAC (Interface Recherche Fondamentale et Appliquée en Cancérologie), FMTS (Fédération de Médecine Translationnelle de Strasbourg), 3 avenue Molière, 67200 Strasbourg, France
3 Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Hôpital de Hautepierre, Service de rhumatologie, Pôle M.I.R.N.E.D. (Médecine Interne, Rhumatologie, Nutrition, Endocrinologie, Diabétologie), 67098 Strasbourg Cedex, France
4 Université de Thiès, UFR des Sciences de la Santé, Ex-10e RIAOM, BP 967, Thiès, Sénégal
5 Centre Hospitalier Régional de Thiès, Service de médecine interne, 1 Avenue Malick SY Prolongée, BP : a 34, Thiès, Sénégal
* Tirés à part

Si l’atteinte intestinale est au centre des préoccupations des médecins même si elles attirent moins l’attention des praticiens qui prennent en charge des patients ayant une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI), les MICI peuvent être considérées comme des maladies systémiques, près de 50 % des patients ayant une maladie de Crohn (MC) ou une rectocolite hémorragique (RCH) présentant une ou plusieurs manifestations extra-intestinales (MEI), parfois avant même que le diagnostic de MICI soit évoqué et confirmé. Les MEI articulaires sont les plus fréquentes. Elles peuvent être soit axiales et évoluer de façon indépendante de l’activité inflammatoire intestinale, soit périphériques avec une évolution plus souvent parallèle à celle de l’activité inflammatoire intestinale, soit être à la fois axiales et périphériques. Les formes axiales se révèlent habituellement par des douleurs lombaires et/ou sacro-iliaques, et leur diagnostic repose le plus souvent sur l’imagerie par résonance magnétique. Ces formes axiales sont moins souvent HLA B27-positive que les spondylarthropathies axiales non-associées aux MICI et seulement 1 à 10 % d’entre elles évoluent vers des formes ankylosantes sévères. Les atteintes périphériques peuvent toucher toutes les articulations et surviennent plus souvent au moment des poussées inflammatoires digestives. Deux types principaux d’arthropathies périphériques associées aux MICI ont été décrits. Le type 1 est caractérisé par l’atteinte de moins de cinq articulations, plus souvent les grosses articulations périphériques, de manière asymétrique, avec une évolution fréquemment parallèle à celle de la MICI. Le type 2 concerne souvent au moins cinq articulations, plus fréquemment celles de petite taille, l’atteinte pouvant être symétrique ou asymétrique, parfois érosive, d’évolution indépendante de celle de la MICI. La prise en charge des MEI articulaires se fait idéalement en partenariat avec un collègue rhumatologue. Les formes axiales en particulier, nécessitent – au-delà du traitement médicamenteux –, un suivi rhumatologique spécifique avec la nécessité de recourir souvent à la physiothérapie et à des traitements ponctuels par anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS). Dans les formes périphériques (surtout celles de type 1), le contrôle de la maladie digestive permet souvent la disparition des symptômes rhumatologiques. Dans les deux cas, les anti-TNF sont efficaces.

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