John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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L’actualité de la prise en charge de l’infection à Helicobacter pylori en 2021 Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Francis Mégraud et le Groupe d’Etudes Français des Helicobacter 6 7
1 Hôpital Ambroise-Paré, AP-HP, Service Hépato-Gastroentérologie, 92104 Boulogne-Billancourt
2 Centre hospitalier Annecy Genevois, Service d’hépato-gastroentérologie, 1 Avenue de l’Hôpital, 74370 Epagny Metz-Tessy
3 U1070 INSERM, Université de Poitiers
4 Université Paris Saclay, Hôpital Bicêtre, APHP, Laboratoire de bactériologie, Le Kremlin-Bicêtre
5 Laboratoire CERBA, 95310 Saint-Ouen-L’Aumône
6 CHU de Bordeaux, CNR des Campylobacters et des Hélicobacters, 33076 Bordeaux cedex
7 Univ. Bordeaux, INSERM, BaRITOn, U1053, F-33000 Bordeaux
8 CHRU Trousseau-Chambray, Service d’hépato-gastroentérologie, 37170 Chambray Les Tours
9 Hôpitaux Universitaires Henri Mondor, EA7375, Université Paris Est-Créteil, AP-HP, Service de gastroentérologie, 94000 Créteil
10 Université de Paris, Laboratoire de Bactériologie, Hôpital Cochin, AP-HP, Paris
* Correspondance

Les méthodes invasives de diagnostic de H. pylori sont les plus sensibles et spécifiques. Malgré la disponibilité de la culture bactérienne dans les laboratoires publics et privés, l’examen est rarement pratiqué simplement parce que la grande majorité des patients ayant une endoscopie n’ont pas de symptômes ou de maladies évocatrices de la gastrite liée à la bactérie. La découverte de H. pylori est donc le plus souvent fortuite sur des prélèvements à visée anatomo-pathologique. Selon le groupe d’étude français des Helicobacter (GEFH) deux quadrithérapies empiriques sont également envisageables : la quadrithérapie bismuthée de 10 jours et la quadrithérapie concomitante associant amoxicilline-métronidazole et clarithromycine avec un IPP. Concernant la quadrithérapie sans bismuth, il parait important de respecter une longue durée de prescription de 14 jours, des posologies d’amoxicilline de 3 g/j (ou de 50 mg/kg/j) et la prescription des certains IPP, comme l’ésoméprazole et le rabéprazole. Après un traitement empirique contenant du métronidazole à forte posologie et ou prolongé, la represcription de cet antibiotique est associé à un risque d’échec d’éradication. Le GEFH assure une réunion de concertation pluridisciplinaire composée de cliniciens, bactériologistes et pharmaciens pour des cas d’éradications difficiles de H. pylori. Depuis les recommandations HAS et GEFH de 2017, la demande d’examen bactériologique par les gastro-entérologues s’est accrue de 68 %. L’hétérorésistance liée à plusieurs souches de la bactérie, n’est pas facilement détectée à l’occasion d’un antibiogramme. Cette détection est plus facile avec la PCR temps réel qui détecte les mutations conférant la résistance à la clarithromycine.