John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La maladie de Verneuil Volume 23, numéro 10, Décembre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9

Tableaux

Auteurs
1 Hôpital Bichat,
service d’hépato-gastroentérologie,
46 rue Henri Huchard,
75018 Paris,
France
2 Centre Hospitalier Privé St Grégoire,
35760 Saint Gregoire,
France
3 Polyclinique Courlancy,
service de Dermatologie,
Reims, France
4 CHU de Nantes,
Service brûlés et chirurgie plastique,
Nantes,
France
5 Clinique du Val d’Ouest,
69130 Écully,
France
* Tirés à part

La maladie de Verneuil (MV) est une maladie fréquente (1 % de la population française) mais largement sous-estimée en pratique avec un retard diagnostique de plusieurs années et des patients qui consultent (ou pas) leur généraliste, un dermatologue, un proctologue, un gynécologue ou un chirurgien. L’optimisation de la prise en charge nécessite une information de ces différents intervenants. L’association pourtant très évocatrice de suppurations au niveau des sites de prédilection de cette maladie (aisselles, mamelons, plis inguinaux, scrotum, pubis et la marge anale) doit faire aisément poser le diagnostic. Les diagnostics différentiels sont le sinus pilonidal et la fistule anale plus ou moins dans le cadre d’une maladie de Crohn, mais un sur-risque d’association existe. Le traitement dépend de l’extension et de l’activité de la maladie. Il peut être l’abstention thérapeutique. En première ligne, les antibiotiques ont démontré leur efficacité avec un faible niveau de preuve. En cas de maladie localisée invalidante, l’exérèse chirurgicale de l’ensemble des lésions avec cicatrisation dirigée semble le traitement à privilégier. En cas de maladie très extensive, notamment au niveau axillaire, des plasties ou des greffes peuvent être réalisées après exérèse complète des lésions. En cas de MV sévère et extensive non contrôlée par ces traitements, les anti-TNF ont démontré leur efficacité sur le contrôle de l’extension des lésions et la qualité de vie avec un niveau de preuve supérieur de l’adalimumab. L’avenir résidera dans une combinaison de ces différentes thérapeutiques qui reste à définir : anti-TNF avant chirurgie, puis quel traitement d’entretien dans quels cas de figure ? Quelles associations (antibiotiques et anti-TNF…) ?