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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La ligature sous contrôle doppler des artères hémorroïdales : l’âge de la maturité ? Volume 19, numéro 9, Novembre 2012

Auteurs
Centre hospitalier Diaconesses-Croix Saint-Simon, service de proctologie médico-interventionnelle 18 rue du Sergent Bauchat 75012, Paris, Hôpital Saint-Antoine service de gastroentérologie et nutrition 184 rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 Paris, Hôpital Bagatelle service de proctologie 203 Route de Toulouse 33401 Talence Cedex, Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph, Institut de proctologie Léopold Bellan, 185 rue Raymond Losserand, 75014 Paris

L’hypervascularisation artérielle est de plus en plus considérée comme jouant un rôle dominant dans la physiopathologie de la maladie hémorroïdaire interne. Elle constitue un rationnel pour ligaturer les artères hémorroïdales comme approche thérapeutique, une technique publiée pour la 1 re fois il y a plus de 15 ans mais qui fait récemment l’objet d’un intérêt croissant. De nombreuses séries ont été publiées évaluant les ligatures sous doppler, avec ou sans mucopexie, et faisant état de résultats favorables à court et moyen terme. La durée opératoire, la durée d’hospitalisation et le délai avant reprise du travail ou d’une activité sont courts. L’efficacité rapportée en termes de saignements, de douleurs et de contrôle du prolapsus serait supérieure à 80 % voire 90 %, sauf en cas d’hémorroïdes de grade IV. Enfin, la technique est peu douloureuse et la morbidité est très faible. Les essais comparatifs avec les autres techniques chirurgicales (hémorroïdopexie ou hémorroïdectomie) sont plus rares et de méthodologie encore insuffisante. Les données préliminaires suggèrent que les ligatures sous doppler sont avantageuses par rapport à l’hémorroïdopexie en termes de douleur postopératoire, de durée de séjour et peut-être de morbidité. L’efficacité semble comparable mais on manque de résultats à long terme. Les questions sans réponse concernent les indications précises, l’efficacité à long terme et l’apport réel du doppler. Enfin, soulignons l’intérêt de la mucopexie par rapport à la technique princeps qui, bien que peu évaluée spécifiquement, semble essentielle.