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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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La carence martiale : comment interpréter un bilan martial en intégrant les approches physiopathologiques ? Volume 25, numéro 4, Avril 2018

Auteur
1 Sorbonne Universités, UPMC Univ Paris 06, UMR 7211, Département Hospitalo-Universitaire I2B, F-75005, Paris, France
2 Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, Service de médecine interne et immunologie clinique, 83 boulevard de l’hopital, 75013 Paris, France
* Tirés à part

De nombreux tests ont été proposés comme méthode diagnostique de la carence martiale, avec des seuils parfois variables en fonction des populations. L’état des stocks en fer intracellulaire est analysé par le taux d’hémoglobine, la microcytose, le taux de réticulocytes, le taux d’érythrocytes hypochromes, et le contenu en hémoglobine des réticulocytes. Le fer de stockage est analysé via la ferritinémie, voire le myélogramme. Le fer de transport peut être analysé par le coefficient de saturation de la transferrine, le taux des récepteurs solubles de la transferrine, et le ratio récepteur soluble de la transferrine/ferritine. La formule biologique sera différente en fonction du type de carence : carence martiale absolue (ferritinémie basse, coefficient de saturation de la transferrine bas), carence martiale fonctionnelle (ferritinémie normale ou haute, coefficient de saturation de la transferrine bas), voire carence mixte (par exemple, carence absolue du fait des pertes sanguines et carence fonctionnelle du fait de l’inflammation). Après supplémentation martiale (orale ou parentérale), les biomarqueurs sont également utiles pour apprécier l’efficacité des traitements. La cinétique de correction des anomalies du bilan martial est la suivante : coefficient de saturation de la transferrine, taux d’hémoglobine, taux de ferritinémie, et enfin microcytose.

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