John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Inhibiteurs de la pompe à protons : pourquoi des recommandations de bonne pratique sont-elles nécessaires ? Volume 23, numéro 6, Juin 2016

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteur
Centre Hospitalier de Marne-la-Vallée,
service d’hépato-gastro-entérologie,
2-4 cours de la Gondoire,
77 600 Jossigny,
France
* Tirés à part

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont une des classes thérapeutiques les plus prescrites en ville et à l’hôpital et représentent la troisième classe thérapeutique la plus coûteuse pour l’Assurance-Maladie. L’avènement des molécules génériques en 2004 puis des médicaments « over the counter » en 2008, a contribué à une réduction des coûts liés aux IPP. Les médecins généralistes font environ 90 % des prescriptions. Le respect des indications de l’AMM, des indications hors AMM pertinentes et des non-indications des IPP sont au centre de l’enjeu économique de cette classe thérapeutique. En effet, les taux de prescription inappropriée varient entre 25 et 70 % selon les données de la littérature. Les effets indésirables graves liés aux IPP sont rares, faisant considérer cette famille de médicaments comme sûre, mais ne sont pas tolérables en dehors des bonnes indications. Une sous-prescription existe également, notamment en co-prescription avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il est donc important de revoir les indications et non-indications, les posologies et durées de traitement, les effets indésirables des IPP.