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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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HER2 et cancer œsogastrique : implications en pratique clinique Volume 21, numéro 7, Septembre 2014

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Institut Curie,
Inserm U830,
26 rue d’Ulm,
75005 Paris,
France
2 Institut Mutualiste Montsouris,
Département d’Oncologie Médicale,
Paris,
France
* Tirés à part

Le cancer œsogastrique représente la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde. Les progrès récents de la biologie moléculaire ont permis de mettre en évidence une surexpression du récepteur HER2 dans 15 à 20 % des adénocarcinomes œsogastriques, le plus souvent associée à un pronostic défavorable. La mise en évidence de la surexpression de HER2 par examen anatomopathologique repose sur des techniques d’immunohistochimie et d’hybridation in situ, et présente des difficultés secondaires à l’hétérogénéité de la surexpression de HER2 au sein des cellules d’une même tumeur. Depuis 2010 et la publication de l’essai ToGA, le trastuzumab est un standard thérapeutique chez les patients HER2-positifs, en première ligne métastatique et en association à une chimiothérapie à base de sel de platine. L’intérêt de l’utilisation du trastuzumab en situation périopératoire reste encore à démontrer mais semble prometteuse. Cependant, les résistances primaire ou secondaire au trastuzumab ont rapidement montré la nécessité de développer d’autres molécules de modes d’action différents. De nombreuses thérapies anti-HER2 actuellement en cours d’évaluation, incluant des inhibiteurs de tyrosine kinase comme le lapatinib et des anticorps monoclonaux comme le pertuzumab, pourraient à l’avenir contribuer à la poursuite de l’amélioration de la survie chez les patients avec un adénocarcinome œsogastrique HER2-positif. Cette revue reprend les connaissances actuelles sur la physiopathologie du récepteur HER2 dans les adénocarcinomes œsogastriques, les modalités diagnostiques anatomopathologiques, et les thérapies anti-HER2 approuvées ou en cours d’évaluation.