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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Endoscopie digestive et gestion des patients sous antithrombotiques oraux Volume 28, numéro 2, Février 2021

Auteurs
1 Hôpital Avicenne (AP-HP), Université Sorbonne Paris Nord, Service de Gastroentérologie et Oncologie Digestive, 93000 Bobigny
2 Hôpital Saint-Joseph, Service de Gastroentérologie et d’Explorations digestives, 13008 Marseille
* Correspondance

La gestion des patients sous antiagrégants ou anticoagulants oraux directs (AOD) avant de réaliser une endoscopie digestive nécessite de connaître le risque hémorragique des actes et les modalités d’arrêt de ces médicaments quand ils doivent être temporairement suspendus. Les endoscopies diagnostiques sont des actes à faible risque et peuvent être réalisées sans modifier les traitements antithrombotiques. Les endoscopies thérapeutiques comprenant tous les actes avec résection, ponction, section, dilatation sont à haut risque et doivent faire interrompre le traitement anticoagulant ou antiagrégant, à l’exception de l’aspirine à faible dose qui doit toujours être maintenue pour prévenir la thrombose de stent coronaire. Contrairement aux antivitamines K, les AOD ne nécessitent ni relais par héparine de bas poids moléculaire ni contrôle biologique. Les modalités d’arrêt et de reprise de ces traitements sont bien définies par des recommandations récentes prenant en compte le risque thrombotique du patient, la durée d’action du médicament et le risque hémorragique de la procédure. L’information des patients, la traçabilité des consignes thérapeutiques et la surveillance post-examen sont indispensables pour éviter une complication hémorragique, de survenue en général différée ou un accident vasculaire conséquence d’un arrêt non justifié ou trop prolongé.