John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Comment évaluer l’efficacité du traitement par les analogues nucléos(t)idiques et dépister la résistance ? Volume 16, numéro spécial 2, septembre 2009

Auteurs
Centre national de référence des hépatites B, C et delta, laboratoire de virologie, Inserm U955, hôpital Henri-Mondor, université Paris-XII, 8, avenue du Général-Sarrail, 94000 Créteil, France

Le traitement de l’hépatite chronique B a pour objectif principal d’améliorer la qualité de vie et la survie en empêchant la progression de la maladie vers ses complications. Pour remplir cet objectif, la réplication virale doit être fortement inhibée et, ce, de façon prolongée. L’évaluation de la réponse au traitement est fondée sur des mesures répétées de l’activité sérique des aminotransférases et de la charge virale par une méthode de polymerase chain reaction (PCR) en temps réel avec un seuil de détection de 10 à 15 unités internationales par millilitre (UI/mL). L’inhibition complète et durable de la réplication virale, la séroconversion HBe et la perte de l’antigène HBs (AgHBs) [éventuellement suivie de l’apparition des anticorps anti-HBs] sont les objectifs à atteindre au cours du traitement de l’hépatite chronique B. Les recommandations de pratique clinique de l’European Association for the Study of the Liver (EASL) sur la prise en charge de l’hépatite chronique B préconisent une surveillance de la charge virale et de l’activité sérique des aminotransférases trois mois après le début du traitement, puis tous les trois à six mois. Si l’ADN du VHB reste détectable 48 semaines après le début du traitement, le risque de développer une résistance à la chimiothérapie antivirale existe. La résistance doit être suspectée devant une augmentation d’au moins 1 Log 10 de la charge virale par rapport au nadir chez un patient observant ou une charge virale détectable chez un patient l’ayant négativée. La recherche de substitutions aminoacidiques associées à la résistance peut être envisagée. De nouveaux tests, comme la quantification de l’AgHBs, la quantification de l’AgHBe ou la quantification de l’ADN circulaire superenroulé (ADNccc) intrahépatocytaire sont disponibles ou en développement, et certains pourraient trouver une application clinique dans le futur.