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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Chimiothérapie de seconde ligne des cancers gastriques avancés : nouvelles options thérapeutiques et perspectives futures Volume 23, numéro 6, Juin 2016

Tableaux

Auteur
Centre Léon Bérard, département de cancérologie médicale, 28 rue Laennec, 69373 Lyon cedex 08, France
* Tirés à part

Depuis quelques années, la prise en charge des cancers gastriques avancés a beaucoup progressé. L’utilisation plus large et l’optimisation des traitements de seconde et troisième lignes ont participé à l’allongement de la survie globale des patients. Ainsi, une proportion non négligeable de patients est candidate à un traitement de 2e ligne. En Europe, 15 à 45 % des patients seulement seraient traités après échec d’une chimiothérapie contre 75 % en Asie. L’intérêt de la chimiothérapie de seconde ligne, à base de taxanes (docetaxel ou paclitaxel) ou d’irinotécan, est dorénavant bien établi. En revanche, la poursuite après progression du traitement anti-HER2 pour les tumeurs surexprimant cette oncoprotéine n’est sous-tendue, jusqu’à présent, par aucun essai clinique. Elle n’est donc pas recommandée. L’utilisation du ramucirumab en 2e ligne en association avec le paclitaxel est également une option plus récente, aujourd’hui remise en cause en France par les incertitudes sur son remboursement. L’intérêt des antiangiogéniques dans les cancers gastriques est conforté par les résultats très intéressants obtenus par un nouvel antiangiogénique (apatinib) dans une population de patients asiatiques en 3e ligne de traitement. Enfin, l’immunothérapie ouvre de nouvelles voies de traitement pour lesquelles il faudra apprendre à sélectionner les candidats pouvant en bénéficier.