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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Cellules souches et différenciation pancréatique Volume 9, numéro 1, Janvier - Février 2002

Auteur
Inserm U. 531, IFR Louis-Bugnard, CHU Rangueil, Bât. L3, 31403 Toulouse Cedex 4.

Le diabète fait partie des pathologies qui peuvent bénéficier de nouveaux traitements utilisant la thérapie génique, la thérapie cellulaire et les cellules souches. Même si le traitement par l'insuline fait, aujourd'hui encore, la preuve de son efficacité, c'est un traitement palliatif contraignant, qui ne supprime pas la cause du diabète. La recherche sur le diabète s'est considérablement amplifiée et diversifiée et de nombreux résultats récents donnent l'espoir de nouvelles thérapies visant à restaurer le pancréas endocrine. La greffe d'îlots est un succès, mais il y a trop peu de pancréas donneurs pour pouvoir la généraliser. Un concept séduisant serait de pouvoir réactiver les cellules souches qui persistent dans un pancréas diabétique et stimuler ainsi une néogenèse endocrine sans passer par une transplantation. Des expériences réalisées chez l'animal montrent que l'application de ce concept au traitement du diabète humain est peut-être proche. Si les connaissances dans le domaine du développement et de la différenciation pancréatique ont énormément progressé, grâce notamment aux techniques de transgenèse et d'invalidation génique chez la souris, elles sont encore fragmentaires, notamment chez l'homme. Pour qu'un jour les médicaments du diabète soient des inducteurs d'une régénération endocrine fonctionnelle, in situ dans le pancréas du patient, l'identité des cellules souches pancréatiques humaines doit être établie.