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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Ce qui change nos pratiques dans la prise en charge des cancers gastriques Volume 26, numéro 8, Octobre 2019

Auteur
CHU Pontchaillou, Service des maladies de l’appareil digestif, 2 rue Henri Le Guilloux, 35033 Cedex 09 ; Université Rennes 1, Rennes
* Correspondance

La prise en charge des cancers gastriques a connu plusieurs changements notables tout récemment. En situation adjuvante, le schéma de trichimiothérapie péri-opératoire FLOT associant 5-FU, oxaliplatine et docétaxel est venu remplacer la classique bichimiothérapie à base de 5-FU et sel de platine face à laquelle il s’est montré plus efficace. Cette chimiothérapie péri-opératoire s’applique également aux formes localisées d’adénocarcinomes à cellules indépendantes qui ne doivent donc pas être opérés d’emblée. La recherche systématique du déficit en dihydropyrimidine deshydrogénase par le dosage de l’uracilémie est désormais recommandé avant la mise en route d’une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine. En situation métastatique, les données disponibles actuellement ne montrent pas d’intérêt à la poursuite d’une thérapie anti-HER2 au-delà de la deuxième ligne pour les tumeurs surexprimant HER2. En revanche, concernant l’ensemble des adénocarcinomes, le trifluridine-tipiracil est la première molécule montrant une efficacité en troisième ligne et une demande d’AMM est en cours en Europe. L’immunothérapie reste en cours d’évaluation car sa supériorité par rapport à la chimiothérapie n’a pas été démontrée à ce jour, sauf en cas d’instabilité des microsatellites (MSI) démontré comme un biomarqueur de sensibilité aux inhibiteurs de checkpoint immunitaire. Il est donc important de chercher le statut MSI afin d’orienter les patients vers des essais d’immunothérapie.

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