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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Anticipation et modulation endogène de la douleur viscérale évaluées par IRM fonctionnelles dans le syndrome de l’intestin irritable Volume 13, numéro 1, Janvier-Février 2006

  • Page(s) : 76
  • Année de parution : 2006

Anticipation et modulation endogène de la douleur viscérale évaluées par IRM fonctionnelles dans le syndrome de l’intestin irritable

C Wilder-Smith et al. OP-G9. Anticipation and endogeneous modulation of visceral pain assessed by functionnal MRI (FMRI) in irritable bowel syndrome (IBS) and controls.

Des altérations du traitement de la douleur viscérale ont été mises en évidence dans de nombreux travaux au cours du SII. Dans ce travail, la modulation d’une douleur rectale a été comparée chez 12 malades atteints de SII répondant aux critères de Rome II et 12 témoins. Des distensions rectales ou fictives étaient effectuées avec un barostat au-dessus du seuil de perception douloureuse. Des stimulations rectales associées au refroidissement du membre inférieur gauche (stimulation hétérotopique) permettaient d’activer les voies nociceptives inhibitrices descendantes. La douleur était évaluée sur des échelles visuelles analogiques. Les distensions étaient associées à des examens d’IRM fonctionnelles (IRMf). La stimulation hétérotopique diminuait le score moyen de douleur chez les témoins et les malades. En IRMf, les zones activées étaient diminuées chez les malades au niveau de l’insula, du gyrus frontal inférieur, de la zone S2 et du thalamus et augmentées dans la région S1 chez les témoins. Chez les malades, l’activation diminuait après stimulation hétérotopique au niveau du gyrus frontal inférieur, du thalamus, et augmentait au niveau des lobes pariétaux inférieurs et temporaux supérieurs. Les distensions fictives étaient associées à des scores de douleur moins élevés mais les zones activées en IRMf différaient entre les malades et les témoins, les malades ayant une activation du gyrus frontal moyen et de la zone du parahypocampe, alors que les témoins avaient une diminution de l’activité de l’insula et du gyrus frontal inférieur et une augmentation de l’activité occipitale. En conclusion, l’activation endogène inhibitrice modulée par les stimulations hétérotopiques diminue les seuils douloureux chez les témoins mais pas chez les malades. Les régions cérébrales qui intègrent la douleur (S1, S2, insula) sont moins activées chez les témoins comparés aux malades.