John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Utilité des programmes de réhabilitation améliorée chez le sujet âgé lors des arthroplasties totales de hanche Revue systématique de la littérature Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Service d’orthopédie-traumatologie, Hôpital Gabriel Montpied, CHU de Clermont-Ferrand, France
2 Service de chirurgie générale, CHU Dupuytren, Limoges, France
3 Service d’orthopédie, Clinique Sainte Odile, Haguenau, France
4 Service de chirurgie digestive, Pôle de Santé, Arcachon-La-Teste-du-Buch, France
5 Service d’anesthésie, Centre hospitalier Princesse Grace, Monaco
6 Service de chirurgie clinique de la Colline Hirslanden, Genève, Suisse
7 Service de gériatrie, CHU Bichat, Paris, France
8 GRACE Groupe francophone de RAC, Service de chirurgie, Hôpital d’Etaing, CHU Clermont-Ferrand, France
* Correspondance
  • Mots-clés : réhabilitation améliorée en chirurgie, RAC, sujet âgé, arthroplastie totale de hanche
  • DOI : 10.1684/pnv.2019.0796

La réhabilitation améliorée en chirurgie (RAC) est une avancée incontestable dans la prise en charge des patients. L’objectif de cette revue systématique de la littérature était d’analyser la faisabilité (réalisation d’items classiques de RAC) et l’efficacité (DMS, morbi-mortalité) de la RAC chez les sujets âgés bénéficiant d’une arthroplastie totale de hanche. Matériels et méthodes : Une recherche bibliographique dans les bases de données PubMed, Medline, CINAHL, Cochrane et Embase a été réalisée par deux auteurs de façon indépendante, en utilisant les mots clés « total hip arthroplasty », « orthopedics surgery », « fast track », « enhanced recovery after surgery » (ERAS), et « elderly ». Résultats : Trente-deux articles ont été retenus. L’ensemble des articles prouvait la faisabilité de la RAC chez les sujets âgés. Les items le plus souvent réalisés étaient : l’information pré-opératoire, la rachianesthésie et les infiltrations locales ou locorégionales, l’analgésie multimodale évitant les opioïdes. Par rapport à une prise en charge traditionnelle, la RAC diminue la durée moyenne de séjour sans majorer le taux de complications, ré-admissions et mortalité. Les analyses médico-économiques seraient en faveur d’une diminution du coût global. Conclusion : L’application d’un programme de RAC lors d’une arthroplastie totale de hanche chez la personne âgée est faisable et efficace.