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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Syndrome de glissement : entre diagnostic illusoire et réalité clinique Article à paraître

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

  • Figure 3.
Auteurs
1 Service de médecine interne et thérapeutique, CHU La Timone, Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), Marseille, France
2 Équipe mobile maladie d’Alzheimer – CH Hôpital des Charpennes, Hospices civils de Lyon, Lyon, France
3 Centre de recherche en cardiovasculaire et nutrition (C2VN), Inrae 1260, Inserm UMR_S 1263, université d’Aix-Marseille, Marseille, France
4 Service de médecine nucélaire, CHU La Timone, Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), Marseille, France
5 Aix-Marseille University, Institut des Neurosciences des Systèmes, UMR-Inserm 1106, CNRS, Centrale Marseille, Institut Fresnel, Marseille, France
6 Geriatric Psychiatry Unit, CHU Le Vinatier, Lyon, France
7 Internal Medecine and Geriatric department, University Hospital of Marseille Sainte-Marguerite, France
* Correspondance : F. Bretelle

Le syndrome de glissement, concept controversé en France et absent de la littérature internationale [1], a été initialement caractérisé par Jean Carrié en 1956 [2]. Il se définit comme un processus de sénescence et d’involution physique et psychique associé au grand âge qui se manifeste par une altération globale prononcée. Dans cet article, nous présentons le cas d’un patient âgé de 88 ans, admis dans un service de médecine polyvalente pour un syndrome de glissement, dont la prise en charge permet d’aboutir finalement au diagnostic d’endocardite infectieuse sur cancer digestif compliqué d’un épisode dépressif caractérisé. Ce cas nous incite à envisager le syndrome de glissement avec une extrême prudence, et participe à la remise en question de la légitimé de l’existence d’un tel diagnostic, à l’aune du vieillissement croissant de notre population et de l’avancée des sciences médicales.