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Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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La méthode Snoezelen : une alternative thérapeutique chez les patients ayant des troubles cognitifs ? Volume 20, numéro 2, 2022-06-01

Illustrations

  • Figure 1.
  • Figure 2.
  • Figure 3.
  • Figure 4.

Tableaux

Auteurs
1 Centre hospitalier universitaire de Nantes, Pôle de gérontologie Clinique, Nantes, France
2 Service douleur, soins palliatifs et soins de support, et UIC22, (PHU2) Centre hospitalo-universitaire (CHU) Hôpital Laennec, Nantes, et EA4391 Excitabilité Nerveuse Thérapeutique, France
3 Laboratoire « Vulnérabilité, Capabilité et Rétablissement » de l’École de Psychologues Praticiens de l’Institut Catholique de Paris, France
4 Laboratoire de psychopathologie & neuropsychologie (EA2027), Université Paris VIII ; Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA), France
5 Inseec Business School, MSc « Directeur des établissements de santé », Inseec Paris, France
6 Service de neurologie du CHU de Nantes, Université de Nantes, INSERMU1235, Nantes, France
Correspondance : G. Chapelet

La prise en soin des symptômes neuropsychiatriques de patients ayant des troubles neurocognitifs est basée sur des traitements non médicamenteux. Certains auteurs suggèrent que la méthode Snoezelen pourrait être une alternative thérapeutique. L’objectif de cette revue de littérature était de faire une recherche systématique des essais contrôlés et randomisés ayant analysé l’effet de la méthode Snoezelen sur les patients âgés ayant des troubles cognitifs. Le processus de sélection a permis d’inclure 18 études, ayant des méthodologies hétérogènes. Dans plusieurs études, la méthode Snoezelen pourrait avoir un effet bénéfique, à court terme, sur les troubles du comportement, sur l’humeur, la cognition, ou les capacités fonctionnelles. Cependant, la méthode Snoezelen ne semblait pas être supérieure à d’autres interventions non médicamenteuses et certaines études montraient des résultats discordants. Finalement, le niveau de preuve d’efficacité de la méthode Snoezelen reste faible et des études mixtes (quantitatives et qualitatives) seraient intéressantes à mener pour évaluer l’intérêt de la méthode Snoezelen sur des profils spécifiques de patients ayant des troubles neurocognitifs.