John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Intérêt de la médiation animale sur l’agitation dans la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées : évaluation en unité de vie protégée à l’aide de l’échelle de Cohen-Mansfield Volume 19, numéro 3, Septembre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Pôle de gériatrie, Centre départemental de repos et de soins de Colmar, Colmar, France
2 Directeur de l’Ehpad « La Roselière » Kunheim, Président de Handi’chiens, Kunheim, France
3 Pôle de gériatrie, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, France
* Correspondance

Objectif : Les interventions assistées par l’animal ou médiation animale sont prometteuses, mais souffrent de trop peu d’études et souvent contradictoires. Notre étude s’intéresse à l’effet de la médiation animale canine sur l’agitation chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées (M2A). Méthodes : Une étude épidémiologique interventionnelle, prospective, de type quasi-expérimentale, a été menée en comparant les scores d’agitation de Cohen-Mansfield lors de trois périodes successives comportant la présence, l’arrêt et la reprise d’une médiation canine.Résultats : Les 26 patients inclus comportaient 76,9 % de femmes, avaient un âge moyen à 85,4 ans et un score moyen de 6,85 au MMSE. Résultats : La cessation des séances de médiation animale a induit une augmentation relative de l’agitation de 11,9 % (p = 0,03) alors que la reprise des séances de médiation a montré une réduction relative de l’agitation de 29,9 % (p < 0,0001). Conclusion : La médiation animale est une intervention non médicamenteuse intéressante et efficace dans la prise en charge de l’agitation chez les patients atteints de M2A. Des études complémentaires sont nécessaires pour standardiser les pratiques (en termes de rythme, durée et type d’interaction) afin de garantir une prise en charge optimale.