John Libbey Eurotext

Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement

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Glioblastome chez la personne âgée Volume 17, numéro 2, Juin 2019

Illustrations

  • Figure 1
Auteur
Service de neurologie Mazarin, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, France
* Correspondance

L’incidence des gliomes malins est en augmentation dans la population âgée. Malheureusement, le grand âge constitue un facteur pronostique particulièrement péjoratif dans ces gliomes, expliquant l’attitude thérapeutique « défaitiste » qui a longtemps prévalu dans cette tranche d’âge. Cette attitude est maintenant remise en cause par les résultats d’études prospectives randomisées. En particulier, il a été montré un bénéfice réel de l’association d’une radiothérapie à une chimiothérapie concomitante puis adjuvante par témozolomide, chez les patients âgés de plus de 70 ans atteints de gliomes malins, avec un bon index fonctionnel. La chimiothérapie seule peut représenter une alternative, en particulier chez les patients à l’état fonctionnel altéré. Les traitements symptomatiques tels que les corticostéroïdes et les antiépileptiques peuvent être moins bien tolérés que chez les patients plus jeunes et doivent donc être utilisés seulement en cas de nécessité. L’état fonctionnel initial, la qualité de vie et les pathologies concomitantes ainsi que le souhait du patient et de son entourage demeurent bien évidemment des facteurs clés à prendre en compte avant toute décision. Le vieillissement constant de la population des pays industrialisés et, en conséquence, l’afflux croissant de patients âgés dans les services cliniques incitent à développer une recherche clinique dédiée chez cette population éduquée et exigeante.