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Géographie, Économie, Société

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Le changement commercial dans les villes petites et moyennes françaises. Formes et processus à l’œuvre de 2009 à 2019 Volume 26, numéro 1, Janvier-Mars 2024

Illustrations


  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
a Université Paris cité, UMR géographie-cités
b Université Gustave Eiffel, 16 bld Newton, 77420 Champs-sur-Marne
c Université de Strasbourg, UMR SAGE
* Auteur correspondant : <matthieu.delage@univ-eiffel.fr>

La lutte contre la dévitalisation, notamment commerciale, des centres des villes petites et moyennes est au cœur des politiques Action cœur de ville et Petites villes de demain. Cet article démontre que la dévitalisation commerciale est moins systématique qu’il n’y paraît. En s’appuyant sur les données ouvertes de la base permanente des équipements, les dynamiques d’une sélection de commerces de « centre-ville » (boulangerie, boucherie-charcuterie, pharmacie, salon de coiffure, magasin de vêtements, magasin de meubles, magasin d’électroménager) dans les aires urbaines petites et moyennes entre 2009 et 2019 (747 dont 545 multi-communales) sont quantifiées. Certains commerces (comme les salons de coiffure) voient leur nombre augmenter et se diffusent dans l’espace, tandis que d’autres (comme l’électroménager) diminuent en nombre et se rétractent dans le territoire des villes petites et moyennes. Pour les autres types de commerces, les dynamiques sont plus complexes et marquées par une forte variabilité. Un modèle de régression multiple est ensuite mis en œuvre et mobilise quatre familles de facteurs explicatifs, relatives aux dynamiques démographiques, à celles des concurrences commerciales, à la mobilité quotidienne, et aux fragilités des centres. Le modèle a un fort pouvoir explicatif pour les commerces aux dynamiques de croissance et d’expansion spatiale mais ne permet pas d’expliquer les dynamiques des commerces en décroissance, ou variables.