JLE

Annales françaises de médecine d'urgence

MENU

Évaluation des recommandations de la SFMU sur la prise en charge du traumatisme crânien léger dans une cohorte de nourrissons n'ayant pas acquis la marche : étude rétrospective incluant 1 910 enfants de 2007 à 2011 admis aux urgences pédiatriques de l'hôpital des Enfants du CHU de Toulouse Volume 6, numéro 2, Mars 2016

Tableaux


  • Tableau 1
Auteurs

Objectif

Comparer le nombre de tomodensitométries cérébrales (TDMc) préconisées selon l'application du protocole de service d'un Service d'accueil des urgences (SAU) pédiatrique à celui des recommandations de la Société française de médecine d'urgence (SFMU) sur les traumatismes crâniens légers (TCL) (2012).

Matériel et méthode

Étude rétrospective observationnelle entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2011 incluant tous les enfants âgés de neuf mois ou moins admis au SAU pédiatrique à la suite d'un TCL survenu dans un contexte de chute à domicile. A été collecté, à partir du dossier médical et radiologique et pour chaque enfant, l'ensemble des informations permettant d'établir les critères d'indication de TDMc selon le protocole interne d'une part et selon les critères SFMU d'autre part, soit : âge, facteurs de risque identifiés de lésions intracrâniennes (LIC) [hauteur supérieure à 90 cm, hématome temporopariétal fluctuant, examen neurologique anormal, fracture du crâne, perte de connaissance initiale (PCi), comportement de l'enfant, suspicion de maltraitance, vomissements répétés à distance du TC].

Résultats

Quarante-quatre TDMc supplémentaires à réaliser en urgence étaient préconisées par le protocole interne par rapport au protocole de la SFMU sur les 1 910 nourrissons. Parmi les 28 TDMc supplémentaires effectivement réalisées, cinq LIC ont été mises en évidence. Concernant les 23 examens supplémentaires normaux, 65 % (n = 15) des enfants ont bénéficié d'un signalement auprès des services sociaux pour une suspicion de maltraitance ou de négligence.

Conclusion

L'application rétrospective des recommandations de la SFMU sur le TCL de l'enfant montrait un taux de détection de LIC plus faible (10 % [n = 5] non détectées) dans le groupe à haut risque de LIC. Certaines situations de maltraitances n'auraient pu être mises en évidence dans notre cohorte.