John Libbey Eurotext

Environnement, Risques & Santé

MENU

Santé perçue : évaluation des impacts de la gestion des déchets (SPID) Volume 19, supplément 1, Avril 2020

Tableaux

Auteurs
1 Coordinatrice du projet SPID
Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité
Faculté de médecine Laboratoire de physiologie - biologie du sport
28, place Henri Dunant
63000 Clermont-Ferrand
France
2 ORS Auvergne-Rhône-Alpes
9, quai Jean Moulin
69001 Lyon
France
3 ORS Grand Est
Hôpital Civil - Bâtiment 02 - 1er étage
1, place de l’hôpital
67091 Strasbourg
France
* Tirés à part

Le traitement des déchets ménagers suscite encore des inquiétudes pour la santé et l’environnement : les croyances et les méfiances des citoyens rendent difficile la mise en œuvre des solutions de gestion. Une politique comprise, acceptée, respectant les principes de la santé publique et environnementale, est donc une nécessité. Ainsi, une meilleure connaissance des enjeux pour les citoyens devient incontournable.

Le projet SPID (santé perçue à proximité d’installations de traitement des déchets) avait pour objectif de repérer les facteurs d’acceptabilité de divers centres de traitement de déchets à travers une enquête « santé perçue » combinée avec des entretiens ciblés et l’exploitation de données locales sur l’état de santé de la population, l’influence des activités de traitement, le ressenti des riverains et des parties prenantes.

Quatre centres de traitement divers ont été sélectionnés dans des territoires présentant des situations sociosanitaires et environnementales variées.

L’amplification ou l’atténuation de la perception des risques tiennent à de multiples facteurs, ancrés dans l’histoire de chaque territoire. Les entretiens auprès de professionnels de santé, d’élus et des gestionnaires des centres ont permis ainsi d’appréhender ces facteurs et de les mettre en lien avec l’enquête santé perçue, les indicateurs sociosanitaires et environnementaux. Du rejet à l’adhésion, il existe un continuum d’attitudes qui peuvent évoluer selon les stratégies des centres, leur attention à la population et leur insertion dans la vie locale.

Malgré quelques limites, cette étude formule des préconisations permettant une meilleure acceptabilité : attention aux nuisances olfactives, communication, inscription dans le territoire, valorisation des missions, gestion des « déchets inappropriés » et sensibilisation des professionnels de santé à la santé-environnement.

L’approche développée dans SPID pourrait s’appliquer à d’autres centres de traitement ou activités industrielles, installés ou en projet, afin d’identifier les éléments locaux nécessaires à une meilleure acceptabilité par la population générale.