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Environnement, Risques & Santé

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Quantification et respect des procédures de gestion des déchets biomédicaux solides : effets sur la réduction de la pollution environnementale au CHU Campus, Togo Volume 22, numéro 5, Septembre-Octobre 2023

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Centre de formation et de recherche en santé publique Université de Lomé 05 BP 77 Lomé Togo
2 Direction de l’hygiène et de l’assainissement de base 05 BP 919 Lomé Togo
3 Institut régional de santé publique Comlan Alfred Quenum (IRSP-CAQ) Université d’Abomey-Calavi 01 BP 875 RP Ouidah Bénin
4 Faculté des sciences de la santé (FSS) Université de Lomé BP 1515 Lomé Togo
* Tirés à part : T. Gnaro

Introduction. Le respect des procédures, notamment le tri et la quantification, demeure le socle d’une gestion efficace des déchets biomédicaux solides. L’objectif de cette étude était d’apprécier les effets de la quantification des déchets biomédicaux solides et du respect des procédures de gestion sur la réduction de la pollution environnementale au centre hospitalier universitaire (CHU) Campus au Togo.

Méthodes d’étude. Il s’agit d’une étude d’intervention pilote, de type quasi-expérimentale avant-après, dont le recueil des données s’est déroulé du 2 janvier au 2 mai 2022. Elle s’est déroulée au CHU Campus et concernait neuf services  sélectionnés de façon aléatoire simple, trois directeurs et adjoints, 21 surveillants de services, et deux agents de collecte et d’incinération sélectionnés par choix raisonné. L’analyse des données a été faite en calculant des proportions et moyennes.

Résultats. Les quantités moyennes produites varient de 9,9 kg/mois au service de psychiatrie à 23,4 kg/mois au service de neurologie. En fonction du nombre de lits par service, ces quantités variaient de 0,5 kg/mois/lit dans les services d’hépato-gastro-entérologie, maternité-gynécologie et psychiatrie à 4,7 kg/mois/lit en traumatologie et bloc opératoire. Suite à la mise en oeuvre de l’intervention sur les respects des procédures de gestion et la quantification des déchets biomédicaux (DBM) par service, on note le respect des procédures de tri à la source, le respect des procédures d’incinération par les agents de collecte, une réduction des vecteurs de maladies aux lieux où ils proliféraient, et un volume de DBM à traiter par incinération en nette diminution. Par ailleurs, la fumée noire qui apparaissait à l’incinération, constituant une véritable gêne pour les riverains, est devenue blanchâtre.

Conclusion. La pratique continue de la quantification des DBM et le respect des procédures de gestion des déchets dans les CHU au Togo va permettre de minimiser les risques environnementaux ainsi que les risques sanitaires pour les prestataires, usagers et riverains.