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Environnement, Risques & Santé

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Exposition au plomb des enfants dans leur logement. Projet Plomb-Habitat (2008-2014) : principaux résultats, retombées et perspectives Volume 14, numéro 1, Janvier-Février 2015

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 École des hautes études en santé publique (EHESP)
Sorbonne Paris Cité
Avenue du professeur Léon-Bernard
35043 Rennes Cedex
France
2 Irset (Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail)
INSERM UMR 1085
Avenue du professeur Léon-Bernard
35043 Rennes Cedex
France
3 Université Paris-Est
Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)
Champs-sur-Marne
France
4 Hôpital Lariboisière (AP-HP)
Laboratoire de toxicologie biologique
2, rue Ambroise Paré
75010 Paris
France
5 Institut de veille sanitaire (InVS)
12, rue du val d’Osne
94410 Saint-Maurice
France
6 ISA Lille
Laboratoire génie civil et géoenvironnement (LGCgE)
48, boulevard Vauban
59046 Lille Cedex
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : eau de boisson, peinture, plomb, poussière, saturnisme, sol
  • DOI : 10.1684/ers.2014.0751
  • Page(s) : 28-37
  • Année de parution : 2015

Les niveaux d’exposition au plomb ont beaucoup baissé mais demeurent une préoccupation de santé publique du fait d’une grande prévalence de l’exposition et d’effets à faibles doses, sans seuil connu. Le projet « Plomb-Habitat » a pour objectif de décrire les sources de plomb dans l’habitat, leur association avec la plombémie, et de tester des techniques de mesure et repérage des sources. Il repose sur un sous-échantillon de l’enquête de prévalence du saturnisme infantile « Saturn’Inf ». Pour la première fois en France, des mesurages environnementaux menés au sein de 484 foyers, représentatifs des 3,6 millions de logements abritant au moins un enfant âgé de six mois à six ans, ont permis de décrire la contamination en plomb dans l’eau du robinet, les poussières déposées au sol, les peintures, les aires de jeux extérieures, les parties communes et les plats et cosmétiques traditionnels. Le projet Plomb-Habitat a également permis d’identifier les déterminants environnementaux des plombémies, d’étudier dans quelle mesure la détermination des ratios isotopiques du plomb dans les compartiments environnementaux et le sang permet d’identifier les sources d’exposition, et de comparer les informations apportées par les analyses des fractions totales et acido-solubles. L’élaboration d’un modèle de prédiction des plombémies a conduit à l’évaluation de valeurs limites en plomb dans l’eau de boisson, les poussières déposées et le sol extérieur. Le corpus de données et de résultats ainsi constitué dans le cadre de Plomb-Habitat est aujourd’hui utilisable pour fonder les décisions publiques en vue de la poursuite des efforts de réduction des expositions au plomb.