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Environnement, Risques & Santé

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Évaluation de l’exposition et valeurs de référence pour les poussières sédimentées dans les environnements intérieurs Volume 20, numéro 4, Juillet-Août 2021

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Anses
14, rue Pierre et Marie Curie
94701 Maisons-Alfort Cedex
France
2 Université de Lorraine
CITHEFOR EA 3452
Pôle BMS
Campus Brabois Santé
9, avenue de la Forêt de Haye - BP 20199
54505 Vandœuvre-lès-Nancy Cedex
France
3 Université de Lorraine - INRA
URAFPA TSA 40602
54518 Vandoeuvre-les-Nancy
France
4 Inrs
Rue du Morvan
54519 Vandoeuvre-les-Nancy
France
5 Univ Rennes, EHESP, Inserm, Irset (Institut de recherche en santé, environnement et travail) - UMR_S 1085
Avenue du Professeur Léon Bernard
35043 Rennes
France
6 Université Aix-Marseille, CNRS, IRD, INRAE, Collège de France, CEREGE
Technopole de l’Environnement Arbois-Méditerranée
BP 80
13545 Aix-en-Provence Cedex 4
France
7 Univ. Lille
Institut Mines-Télécom, Univ. Artois, Junia, ULR 4515 – LGCgE, Laboratoire de Génie Civil et géo-Environnement
48, boulevard Vauban
59014 Lille Cedex
France
* Tirés à part

Les évaluations des risques sanitaires des substances chimiques considèrent de plus en plus fréquemment les expositions agrégées et/ou cumulées afin de caractériser de manière la plus réaliste les risques sanitaires pour la population.

L’exposition environnementale aux substances chimiques via la poussière sédimentée sur les surfaces intérieures doit-elle être prise en compte et de quelle manière ?

La population est exposée aux substances chimiques présentes dans la poussière sédimentée par ingestion, inhalation et contact cutané. L’ingestion semble la voie d’exposition la plus importante, et la seule à pouvoir être estimée au vu des connaissances actuelles. Pour la mesure, il est recommandé d’utiliser la technique de prélèvement par aspiration sur une surface déterminée, suivie d’un tamisage à 250 μm (taille maximum des particules adhérant aux mains) afin de documenter les concentrations massique et surfacique. La mesure de la bioaccessibilité orale permettrait de mieux estimer l’exposition mais les méthodes ne sont pas validées à ce jour pour la majorité des composés. Les valeurs guides pour les poussières intérieures (VGPI) sont pertinentes si l’exposition via la poussière est non négligeable pour une fraction de la population. Elles pourraient être élaborées simplement en allouant à la poussière une fraction de la valeur toxicologique de référence.