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Environnement, Risques & Santé

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Analyse économique des impacts sanitaires dans le cadre de l’élaboration du PREPA Volume 17, numéro 4, Juillet-Août 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 INERIS
Parc technologique ALATA BP2
Verneuil-en-Halatte
France
2 CITEPA
42, rue de Paradis
75010 Paris
France
3 AJBD
21, rue Bergère
75009 Paris
France
* Tirés à part

Dans le cadre du projet « Aide à la décision pour l’élaboration du PREPA » (Programme national de réduction des émissions de polluants atmosphériques financé par le ministère de l’Écologie en France), une évaluation multicritère a été appliquée à une cinquantaine de mesures de réduction des émissions issues de tout secteur économique. Le PREPA s’inscrit dans les obligations de la directive sur les plafonds nationaux d’émissions [1, 2] qui fixent des engagements de réduction des émissions atmosphériques des oxydes d’azote (NOx), particules fines (PM2,5), du dioxyde de soufre (SO2), de l’ammoniac (NH3) et des composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) aux horizons 2020 et 2030 pour chaque État membre. L’article présente l’approche mise en œuvre pour un des critères d’évaluation multicritère : l’évaluation économique des impacts sanitaires. À partir d’informations sur les réductions d’émissions associées à chaque mesure, leur contribution à l’amélioration de la qualité de l’air a été simulée à l’aide du modèle CHIMERE et l’exposition de la population française aux polluants atmosphériques calculée. En combinant ces données avec des fonctions concentration-réponse, les effets sanitaires évités grâce aux mesures ont ensuite été calculés à l’aide du modèle ARP-FR. Les bénéfices correspondant aux effets évités ont également été comparés aux coûts directs des mesures étudiées. L’étude a permis d’identifier de nombreuses mesures dont le bilan bénéfices/coûts est positif. La mise en œuvre des mesures PREPA sélectionnées par décision politique devrait permettre de réduire les coûts sanitaires de la pollution atmosphérique de 40 % en 2030 par rapport à 2010.

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