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Environnement, Risques & Santé

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Analyse des facteurs anthropiques et des risques sanitaires associés aux inondations par débordement d’un canal d’évacuation des eaux à Abidjan Volume 20, numéro 5, Septembre-Octobre 2021

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
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  • Figure 8
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  • Figure 10
  • Figure 11
  • Figure 12

Tableaux

Auteurs
1 Regional Centre for Energy and Environmental Sustainability
University of Energy and Natural Resources
P.O.Box 214, Sunyani
Ghana
ORCID : 0000-0001-8030-6680
2 Department of Earth Sciences and Mining Resources
Université Félix Houphouët-Boigny
22 BP 582
Abidjan 22
Côte d’Ivoire
3 Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire
Yopougon KM 17
01 BP 1301
Abidjan 01
Côte d’Ivoire
* Tirés à part

Dans les pays en développement, les inondations par débordement de réseau sont de plus en plus manifestes le long des canaux d’évacuation d’eaux pluviales et appellent donc à des études de diagnostic. La présente étude a pour objectif d’évaluer les facteurs anthropiques et risques sanitaires associés aux inondations par débordement de réseau le long du canal M’Badon, Abidjan, Côte d’Ivoire. Des enquêtes socio-environnementales de terrains (observation de terrain, enquête géographique, enquête ménage) ont été réalisées, suivies de statistiques descriptives. Les résultats ont révélé que de nombreux facteurs environnementaux et comportementaux participent à la survenue des inondations par débordement de réseau le long du canal M’Badon. Ces facteurs sont essentiellement ceux qui empêchent l’écoulement normal des eaux ou augmentent leurs débits dans le canal. Ils concernent majoritairement les dépôts sauvages d’ordures ménagères, les branchements anarchiques de réseaux d’eaux usées, les mauvaises pratiques agricoles urbaines et la vétusté de l’infrastructure du réseau d’eaux usées et pluviales. Les facteurs anthropiques de risques sanitaires répertoriés le long du canal sont la défécation à l’air libre, les rejets incontrôlés des eaux des ménages, les branchements anarchiques de réseau d’eaux usées et les dépôts sauvages d’ordures ménagères. Ils sont à l’origine de la prolifération de divers vecteurs de maladies (mouches, rats, cafards, géohelminthes, moustiques) et liés en partie aux différentes maladies (paludisme 85 %, fièvre typhoïde 11 %) décrites par les riverains le long du canal.