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Epilepsies

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EEG versus clinique : une rivalité apparente Volume 20, numéro 1, janvier-février-mars 2008

Auteur
505, avenue du Prado, 13008 Marseille

Après une première manifestation clinique, l’électroencéphalogramme (EEG) peut-il rivaliser avec la clinique et apporter des informations aidant au diagnostic et à l’établissement précoce d’un pronostic ? A partir de la classification de 1989 et de la proposition du schéma diagnostique d’Engel (2001), nous avons essayé d’évaluer les compétences respectives de la clinique et de l’EEG. Notre expérience porte surtout sur l’évaluation précoce des nourrissons, enfants et adolescents, moins sur les pathologies épileptiques de l’adulte. Dans les épilepsies et les syndromes dits « généralisés », la clinique et l’EEG semblent être aussi performants. En revanche, dans les épilepsies focales, les constatations EEG faites dès le début de l’évolution semblent apporter une aide précieuse au diagnostic et surtout au pronostic. Dans certaines étiologies particulières, par exemple les malformations corticales focales, l’EEG peut suggérer le diagnostic, dont la confirmation nécessite bien sûr l’IRM. Dans certaines anomalies chromosomiques (le chromosome 20 en anneau en est l’exemple de choix, mais d’autres cadres sont également intéressants), l’EEG très particulier peut faire à lui seul le diagnostic.