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Bulletin du Cancer

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Les nouvelles tumeurs malignes du patient infecté par le VIH : aspects cliniques et perspectives Volume 93, numéro 1, Janvier 2006

Auteurs
Département d’oncologie médicale, GH Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France, Département d’immunologie, GH Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France, Département des maladies infectieuses, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47 bld de l’Hôpital, 75013 Paris, France, Unité Inserm U720, Université Pierre et Marie Curie, Paris, France

Si la mise à disposition des thérapeutiques antirétrovirales hautement actives (HAART) a transformé durablement le pronostic des patients infectés par le VIH, en réduisant le nombre d’infections opportunistes et leur gravité et en augmentant significativement leur survie, les pathologies malignes sont un nouveau défi dans la prise en charge de ces patients. En effet, celles-ci sont devenues une des principales causes de morbidité et de mortalité des patients infectés par le VIH. En plus des tumeurs malignes bien documentées depuis le début de l’infection, comme le sarcome de Kaposi, les lymphomes malins non hodgkiniens ou le cancer du col utérin, d’autres tumeurs comme la maladie de Hodgkin, le cancer bronchique, les cancers cutanés ou le cancer du canal anal, ont une incidence qui augmente par rapport à la population générale ; elles se caractérisent communément par une présentation clinique initiale plus agressive et une évolution plus mauvaise que dans la population générale. Bien que d’importants progrès aient été faits en termes de prise en charge thérapeutique de ces « nouveaux » cancers, il manque encore un certain nombre de recommandations en termes tant de prévention que de traitements spécifiques, qui pourraient être le résultat d’une concertation étroite entre les spécialistes de l’infection à VIH et les oncologues.