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Bulletin du Cancer

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Intégrines et métalloprotéinases : une collaboration efficace dans le processus invasif Volume 86, numéro 2, Février 1999

Auteurs
Inserm U. 45 "Système neuroendocrine et épithélium intestinal normal et néoplasique", Hôpital Edouard-Herriot, 69373 Lyon Cedex 08.

Au cours du processus invasif, les cellules tumorales doivent se déplacer dans leur contexte matriciel. Elles doivent à la fois adhérer aux composants de la matrice extracellulaire, en effectuer la protéolyse et migrer sur leurs fragments. Cela implique l’intervention des récepteurs de la matrice que sont les intégrines et des protéinases, notamment les métalloprotéinases. Différentes expérimentations réalisées sur des modèles variés, dont le mélanome malin, montrent que les intégrines jouent un rôle déterminant dans la transduction des signaux de l’extérieur vers l’intérieur de la cellule, lesquels conduisent à l’expression des métalloprotéinases ou, au contraire, au blocage de cette expression. Les modifications de cette expression sont donc sous la dépendance des composants de la matrice extracellulaire, les effets pouvant être modulés par des anticorps spécifiques des intégrines récepteurs de ces composants. Dans certains cas, les intégrines situées à la surface des cellules tumorales pourraient même servir de récepteurs, à la fois aux molécules de la matrice extracellulaire et aux métalloprotéinases, ce qui conférerait aux cellules tumorales une efficacité accrue dans le processus invasif. Cela ouvre des perspectives cliniques intéressantes pour le contrôle de la régulation des métalloprotéinases dans les processus pathologiques.