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Annales de Biologie Clinique

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Rôle et intérêt du dosage de l’hepcidine dans l’homéostasie du fer Volume 81, numéro 2, mars-avril 2023

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Unité de Biochimie Hormonale, Métabolique et Nutritionnelle, Service de Biochimie, Biologie Moléculaire et Toxicologie Environnementale, CHU Grenoble Alpes, CS10217, 38043 Grenoble cedex 9
2 Service d’Hématologie, CHU Grenoble-Alpes, Grenoble, France
* Correspondance : L. Van Noolen

Le fer est un élément essentiel au bon fonctionnement du corps humain et nécessite un maintien minutieux de son homéostasie. Ce maintien s’effectue principalement grâce à l’hepcidine, une hormone sécrétée par le foie qui contrôle les flux de fer au sein de l’organisme. Celle-ci possède une action hyposidérémiante en diminuant l’expression de la ferroportine, seule protéine transmembranaire connue à ce jour pour exporter le fer dans le milieu extracellulaire. Ceci a pour effet de diminuer l’absorption intestinale du fer et d’augmenter sa rétention intracellulaire, notamment dans les macrophages. L’hepcidine est principalement stimulée par l’élévation du fer et l’inflammation tandis que l’activation de l’érythropoïèse l’inhibe. Comprendre sa régulation permet ainsi de mieux appréhender les mécanismes physiopathologiques des maladies de surcharge et de carence en fer. Le dosage de l’hepcidine devient donc intéressant dans l’exploration de l’homéostasie du fer. En association avec les autres paramètres du bilan martial, il permet d’adopter une meilleure prise en charge thérapeutique des pathologies du métabolisme du fer. Aussi, une technique de dosage par chromatographie liquide couplée à de la spectrométrie de masse en tandem a été mise en place au CHU de Grenoble-Alpes et les performances analytiques de cette méthode répondent aux exigences du laboratoire en termes de fiabilité et de robustesse de l’analyse.